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Manger des Insectes ? Une riche idée (protéinée)!

Cuisiner les insectes ; une riche idée protéinée !

Les marins et les naturalistes qui ont participé aux grandes expéditions du XVIII puis XIXè siècle ont rapporté de multiples témoignages de peuples pour lesquels la consommation d’insectes n’était pas une nécessité mais plutôt un plaisir .

Le désintérêt des insectes est propres aux Européens et partout ailleurs dans le monde, ces animaux ont un statut très différent.

On en consomme sans le savoir environ 500gr /an (autorisation légale de 0,1% dans la farine de blé ou l’utilisation du colorant rouge E120

Sucette de foie gras et vers de farine

En 2050, nous serons probablement près de 10 milliards d’habitants sur terre. Pour faire face à cette augmentation, il nous faudra plus que doubler notre production alimentaire Sur une planète limitée en surface qui est déjà trop impactée par cette production, des océans surpêchés et le climat qui se réchauffe, nos modes de production et de consommation alimentaire ne seront pas adaptés. A l’heure actuelle déjà, nous pouvons constater les effets de ces modes de production sur la santé et l’environnement.

Pourquoi se tourner vers cette alimentation?

1. IL est largement admis que les insectes fournissent des protéines et des nutriments de haute qualité. Riches en fibres et en oligo-éléments tels que le cuivre, le fer, le magnésium, le manganèse, le phosphore, ou encore le sélénium et le zinc. Egalement riches en acides gras Les insectes affichent en outre un faible risque de transmission de maladies zoonotiques (maladies transmises des animaux aux humains) comme la grippe aviaire ou la maladie de la vache folle

2. L’élevage d’insectes est aussi bon la planète En moyenne, 2 kg d’aliments sont nécessaires pour produire 1 kg d’insectes, tandis que les bovins exigent 8 kg d’aliments pour produire 1 kg de viande. Toutefois la production de gaz à effet de serre par la plupart des insectes est susceptible d’être inférieure à celle de l’élevage conventionnel de bétail (excepté les termites). A titre d’exemple, les porcs produisent entre 10 à 100 fois plus de gaz à effet de serre par kilogramme comparé à l’élevage des criquets. Enfin, les insectes demandent beaucoup moins d’eau que l’élevage de bétail conventionnel (porcs, bovins…).

3 Leur production est socialement plus équitable Contrairement aux bovins, l’élevage d’insectes ne requiert pas l’utilisation ou la possession de terres ni d’investissements de démarrage importants. Et étant donné que cet élevage peut aussi se faire dans des zones urbaines et à très faible coût de production, un grand nombre de personnes modestes peuvent s’initier et participer à la production d’insectes.

4. L’élevage d’insectes ne phagocyte pas les graines utiles à la nutrition humaine l’un des grands avantages de l’élevage d’insectes est que ces derniers peuvent se nourrir de déchets organiques, de compost et de lisier. Autrement dit leur élevage ne requiert pas l’utilisation de graines comme le soja, le maïs ou le blé très largement utilisées dans l’élevage des poulets, porcs ou bovins.

En cuisine, j’utilise le Vers Ténébrion (que je réduis en poudre façon chapelure) qui apporte un sablé au goût noisette sur une sucette de foie gras mi-cuit. Les Grillons, apporte un croquant au goût plus fumé sur une poélée de St Jacques flambées au Whisky et nouilles soba.

Verrine de St Jacques et vers tenebrion